📜Un peu d'histoire
Jusqu'au début du XXe siècle, Saint-Martin reste un quartier situé hors des remparts, peu habité, avec seulement quelques moulins, des mas, un cimetière, un hospice et un asile de vieillards. La grande transformation date des années 1930 : la démolition des remparts sud libère un foncier considérable, juste au moment où le style Art déco, né de l'Exposition des Arts décoratifs de Paris en 1925, s'impose comme la modernité architecturale. Entre 1930 et 1950, plus d'un millier d'adresses Art déco sont construites à Perpignan, et toute la bande qui s'étend de l'esplanade du Palais des Rois de Majorque jusqu'au cimetière Saint-Martin est édifiée exclusivement dans ce style : façades symétriques aux décors géométriques très stylisés, balcons en retrait, corbeaux aux formes anguleuses. C'est dans cette dynamique qu'est lancée en 1935 la construction du nouveau lycée sur la rive droite de la Basse, qui accueille ses premiers élèves en 1952 et est achevé en 1955. L'établissement est rebaptisé François-Arago en 1945, du nom de l'un de ses plus célèbres anciens élèves. Son origine remonte cependant au collège royal de Perpignan, fondé en 1667, détruit par un incendie en 1789, puis recréé sous Napoléon en juin 1807. À quelques pas, le lycée Notre-Dame de Bon-Secours, plus ancien, a été fondé en 1871 par les sœurs Anna, Clara et Maria Guinard sous le nom de Pension Guinard. Aujourd'hui, Saint-Martin reste un quartier mixte : immeubles bourgeois Art déco, résidences récentes et lycées dynamiques. C'est aussi un secteur traversé par des axes de circulation importants, ce qui se traduit par une pollution automobile notable.
